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Rappel du contexte

D’impressionnants travaux de stabilisation des berges de la Volane ont eu lieu, dans le centre ville de Vals les Bains, au niveau de la passerelle qui mène à l’école Saint Martin. Ce chantier limitera la dégradation de la berge en rive gauche qui subit régulièrement d’importantes érosions lors des crues de la Volane.

Les modes d’intervention choisis, alliant enrochements « en dur » et techniques végétales permettront de maintenir la qualité esthétique et écologique de la berge.

Ce chantier a été réalisé dans le cadre du Programme d’Actions pour la Prévention des Inondations (PAPI) du bassin versant de l’Ardèche. La maîtrise d’ouvrage a été confiée au Syndicat Mixte Ardèche Claire par la commune de Vals les Bains. Le chantier aura duré un mois et demi environ.

Face aux crues de la Volane : protéger la berge et les enjeux sans aggraver les risques pour l’aval

La pente naturelle et les débits très forts de la Volane en crue lui donne une capacité d’érosion très forte et qui peut créer des dommages importants.

Par exemple, le secteur de berge qui a été restauré était particulièrement vulnérable car situé entre des tronçons de berges « en dur » (enrochement en amont, soutènement du parking ou roche mère sur la berge opposée (rive droite).

Le secteur présente aussi des enjeux à protéger de l’érosion : la stabilité de la passerelle, la stabilité du pont, un collecteur d’eaux usées,… grignotés petit à petit par le recul de la berge.

L’érosion est cependant un phénomène naturel, qui résulte de la dynamique et de la mobilité normale d’une rivière. Les interventions sont donc envisagées et autorisées uniquement dans des secteurs où les enjeux menacés le justifient et qu’aucune autre solution (délocalisation par exemple) n’est possible.

Les techniques choisies visent à éviter au maximum d’artificialiser davantage la berge pour éviter de renvoyer le même problème plus à l’aval en accélérant les écoulements. Les aménagements ne doivent pas non plus dégrader la qualité écologique de la rivière, et au contraire l’améliorer à terme.

Photos pendant et après les crues de l’automne 2014

Végétalisation de la berge : une technique avec de nombreux intérêts (stabilité, esthétique et naturalité de la berge), mais à laquelle il faut donner du temps.

Le chantier s’est terminé par la stabilisation du haut de la berge par des techniques végétales : apport de terre végétale, pose de géotextile coco et plantations d’espèces adaptées dans le talus.

Recréer une diversité écologique sur la berge et pour la rivière

Des plantes très diverses ont été installées sur la berge : plus d’une vingtaine d’espèces différentes, toutes autochtones et toutes adaptées aux conditions climatiques locales et à la vie en bord de rivière.

L’objectif est de favoriser la richesse de la rivière dans ce secteur de traversée urbaine très pauvre (ripisylve quasiment absente, roche affleurante, secteurs de berge très artificialisées).

En pied de berge, des espèces arbustives (Saule, Eglantier, Noisetier…) sont choisies pour leur rôle mécanique et recréeront des espaces de repos ou d’alimentation pour certains animaux.

En haut de berge, des espèces arborées (Erable, Frêne, Tilleul…) une fois grandes feront de l’ombre sur la rivière, maintenant une température plus fraîche en été.

Mobiliser les propriétés mécaniques de stabilisation et d’amortissement des végétaux

En complément de leur rôle positif attendu sur l’écologie de la rivière, le développement des racines des plantes contribuera progressivement à la stabilité de la berge en créant un véritable maillage souterrain renforçant la liaison entre la berge d’origine et les gabions.

En pied de berge, les espèces arbustives, tels les Saule, resteront souples en grandissant : elles se coucheront au passage des crues et elles auront un effet amortissant sur la violence de l’eau, sans se casser ni créer d’embâcles

3 années d’entretien minimum

Les avantages multiples permis par la végétalisation de la berge ne sont possibles que si les plantations se développent et si aucune crue ne vient emporter la terre et les jeunes boutures et plants avant qu’ils ne soient bien ancrés. Si cela arrivait, il faudrait alors recommencer cette étape du chantier, comme ce fût le cas en 2004 sur la première tranche des aménagements… Et même si toutes les précautions sur le choix de la période de chantier ont été prises, la météo reste maîtresse !

En dehors de la question des crues, 3 années d’entretien sont prévues dans un marché avec les entreprises pour permettre aux végétaux de bien prendre et de se développer.

L’entretien des plantations consistera en un arrosage par semaine en été, des débroussaillages réguliers et d’éventuels remplacement de boutures et/ou plantations qui ne prendraient pas ou ne survivraient pas.

Cet entretien a été anticipé, c’est à dire prévu dès l’engagement des travaux, tant administrativement que financièrement. Pour les 3 années d’entretien prévues sur ce chantier, la prise en charge financière par la commune est donc déjà prévue au montant du marché et le Syndicat Ardèche Claire poursuivra le suivi technique dans le cadre de sa mission de maître d’ouvrage.

Photos du 3 et 7 février 2017

La rampe d’accès pour les engins ainsi que le batardeau amovible (en big-bag : succession de sacs de terre) pour la mise hors d’eau de la zone de chantier, ont été mis en place.

Photos du 10 février 2017

Dégagement de toute la longueur de la berge et utilisation des matériaux pour construire la piste d’accès temporaire. Mise en place des enrochements (gros blocs de pierre) pour la stabilisation du talus au pied du pont de la Poste.

Photos du 14 février 2017

Installation des gabions (cages grillagées remplies de cailloux) en pied de talus sur la longueur de la berge en travaux entre la passerelle et le pont de la Poste.

Photos du 17 février 2017

Du géotextile coco est amarré sur les cages grillagées en pied de berge et le talus est comblé de terre végétale. L’assemblage coco et terre végétale recevra ensuite les plantations de plusieurs centaines d’arbres et d’arbustes.

Photos du 20 février 2017

Les big-bag constituant le batardeau ainsi que la piste d’accès sont enlevés progressivement. Les galets et matériaux qui venaient de la berge elle-même sont réagréés en pied de berge.

Photos du 23 février 2017

Mise en place des enrochements (gros blocs de pierre) pour la stabilisation du talus au pied de la passerelle entre l’école et le parking de l’Office du tourisme.

Photos du 28 février et du 1er Mars 2017

Pose de nouvelles couches de terre végétale.

Pose de la dernière « couche » de géotextile coco sur la terre végétale et des zones de transition entre les parties en génie végétal et les parties en enrochement libre.

Photos du 17 février et du 28 février 2017

Intervention d’entretien de la partie amont (depuis le pont de l’Hôtel de ville jusqu’à la passerelle de l’école : travaux réalisés en 2004)

Photos du 2 Mars 2017

Réalisation des plantations : jeunes plants en haut de talus et boutures (de Saule majoritairement) en bas de berge.

Cet article vous a été proposé par le Syndicat Mixte Ardèche Claire